Amoureuse de l’Asie, pour y avoir passé une partie de mon adolescence, j'ai développé un intérêt tout particulier pour la cuisine asiatique, tant ses parfums, ses arômes et ses couleurs chatoyantes, tranchent avec la cuisine occidentale. Les différents séjours touristiques que j’ai effectués depuis,  m’ont confortée dans l’idée que la cuisine dite "asiatique" est l’une des plus variées qui soit. J’avoue cependant que mon récent voyage au Cambodge m’a ouvert de nouveaux horizons ; aussi diversifiée qu’originale, la gastronomie cambodgienne est, à elle toute seule, une immersion dans un univers à part. Que vous soyez un simple amateur de cuisine du monde ou un fin gourmet, vous ne pourrez qu’être charmé par cette gastronomie, aussi savoureuse qu’authentique.


Une cuisine aux multiples facettes 

En l’occurrence, à double-facettes : en effet, si la cuisine dite « cambodgienne » est de loin la plus répandue, dans les zones touristiques du pays comme dans nos restaurants occidentaux, la cuisine khmère revêt un caractère rustique des plus typiques. Plus récente que son homologue khmer, la cuisine cambodgienne est le résultat d’une fusion entre ingrédients locaux et influences culinaires propres aux Cambodgiens à l’origine de sa création, des asiatiques des pays environnants installés dans le pays. En résulte une cuisine diversifiée aux saveurs multiples et originales, à l’image de l’incontournable bœuf Lok Lak, mêlant poivre du Kampot et sucre de palme, ou encore de l’Amok, considéré comme le plat national cambodgien. Les crêpes Banh Chew, quant à elles, symbolisent parfaitement cette fusion des saveurs, leurs noms attestant d’une influence vietnamienne manifeste (« Banh » signifiant « pain de blé » dans cette langue). 

Peu connue en dehors des frontières du pays, la cuisine khmère est directement issue de la culture indigène et utilise exclusivement les produits d’une terre soumise à un climat tropical constant. Simples mais néanmoins savoureux, ces plats, végétariens pour la plupart, sont confectionnés à base de « prahok » (pâte de poisson fermenté), de « kroeung » (pâte de curry khmère composée d’un assortiment d’épices aussi variées que subtiles) et utilisent toutes sortes de pousses, de plantes aquatiques et autres fleurs comestibles à disposition. Que les flexitariens se rassurent, la cuisine khmère propose également des variantes à base d’œufs de caille et de poissons d’eau douce, tout aussi goûteuses. Requérant l’utilisation d’une cuillère et d’une fourchette en guise de couverts, la cuisine khmère se distingue par le recours à différents modes de cuisson et de conservation des aliments, ce qui en fait une cuisine typique des plus saines.

La gastronomie cambodgienne, une expérience sensorielle 

Car oui, il faut le dire, c’est bien de « gastronomie » dont on parle ici et non de simple cuisine. En effet, au risque d’offusquer certains puristes, la cuisine cambodgienne relève le défi et symbolise, pour moi, « l'art de déguster et d'apprécier les mets ». Outre ses saveurs exotiques, mêlant subtilement, sucré, salé, épices et pointe d’acidité, les plats cambodgiens sont un régal pour tous les sens : effluves parfumées, couleurs variées, la gastronomie cambodgienne allie à la perfection délices pour les yeux et pour le palais, que demander de plus ? De tous les pays d’Asie que j’ai visités le Cambodge est de loin celui qui m’a le plus surprise, par sa culture et ses traditions khmères bien sûr, ses magnifiques monuments empreints d’histoire à l’image d’Angkor Vat, mais aussi et surtout par ses plats, d’influence asiatique certes, mais avec ce « je ne sais quoi » qui en fait une expérience culinaire unique – mon coup de cœur de l’année, pour sûr, avis aux amateurs ! 

Petit aparté un brin « logistique », pour ceux qui seraient tentés par cette aventure cambodgienne. Comme bon nombre de pays asiatiques, le Cambodge requiert un visa, afin de rentrer sur son territoire. En plus d’un passeport valide au moins six mois après la sortie du pays, il vous sera demandé un visa de tourisme, vous permettant de séjourner jusqu’à trente jours sur place. Pour l’obtenir, trois options s’offrent à vous : l’ambassade du Cambodge en France, le site du ministère des Affaires étrangères du Cambodge qui vous attribuera un e-visa ou directement à votre arrivée sur place, à l’aéroport (concerne les aéroports internationaux de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville) - bântech teat tchuop knea !

Les blogueurs en parlent !

https://www.restaurantjezuitedubrovnik.com/content/cambodge

https://www.roundtheworldtrip.fr/les-visas/

https://www.mytourdumonde.fr/le-cambodge/





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